Histoire

A la tête de l’hôpital Général de CAEN, l’Administration civile choisit Mademoiselle de SAINT-SIMON, une Caennaise remarquable d’intelligence, de sagesse et de piété. Ressentant dans cette démarche le signe de la volonté de Dieu sur elle, elle accepte.

Âme d’élite, profondément pénétrée de l’amour du Christ et des pauvres, son exemple entraîne. En peu de temps se groupe autour d’elle un certain nombre de jeunes filles. La plupart sont sous la direction spirituelle du Père Le Valois.

Prenant en mains le « petit troupeau », le Père Le Valois forme si bien la Directrice et ses jeunes recrues à la vie spirituelle et aux vertus fortement surnaturelles d’obéissance, de prudence et de pauvreté, que toutes n’ont bientôt plus qu’un désir, celui de se consacrer irrévocablement à Dieu, sous l’habit religieux, afin de servir le Christ dans la personne des pauvres, ses membres souffrants (les enfants, les adolescents et les personnes âgées).

De la vie apostolique, le Père Le Valois les amène à la vie commune et à la vie religieuse.

Pendant deux ans, le Père Le Valois travaille à la rédaction des Règles et des Constitutions, en donnant le titre de « Servantes » aux nouvelles religieuses.

C’était les mettre immédiatement dans le sillage de Celui qui, s’étant abaissé aux pieds de ses apôtres, leur a dit qu’Il était venu servir… C’était leur dire qu’elles serviraient toujours Jésus, même en servant les pauvres, puisqu’Il s’est identifié à eux : « Ce que vous avez fait aux plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25,40)

Approuvées le 10 novembre 1714 par Monseigneur François III de NESMOND, Evêque de Bayeux, ces Règles et Constitutions furent remises à Mademoiselle de SAINT-SIMON, Supérieure, ainsi qu’à ses filles qui prirent, avec le saint habit, le nom de « Servantes de Jésus », leur vocation étant tout à la fois de « servir » effectivement Jésus dans ses pauvres et de réaliser en elles les sentiments intérieurs de Marie qui s’est humblement appelée la « Servante » du Seigneur.

Tous les hôpitaux de la Province feront appel à leurs services et leur expérience.Tour à tour, au cours des siècles, les Communautés deviendront indépendantes.

A CAEN, dissoutes à la Révolution, en 1793, puis reconnues d’utilité publique en 1802, elles reprennent la direction de l’hôpital général et la poursuite de l’œuvre sous contrôle d’Administrations successives.